HPI / multi-potentiels : le rôle clé des modèles dans la pleine réalisation de soi

Malgré de réels potentiels, les HPI / multi-potentiels ressentent souvent de grandes difficultés à les transformer en une réalité tangible. Sentiment d’imposture, manque d’estime d’eux-mêmes, dépendance au regard des autres, sentiment d’isolement, autant de facteurs qui jouent.

Dans ce cadre, le rôle des modèles est fondamental dans la construction de soi ; problème dans le cas des HPI : ils manquent de modèles en qui ils peuvent se reconnaitre. Plus exactement, parmi les personnages qui pourraient les inspirer par leur réussite, très peu n’affichent cette différence cognitive, quand ils en ont conscience.

En quoi consistent ces modèles inspirants ? En quoi sont-ils clés dans la confiance en soi et l’estime de soi ? Pour quelles raisons, paradoxalement, les HPI ont-ils plus de mal que les autres, à identifier leurs personnages modèles ? Comment peuvent-ils y parvenir, et ainsi s’en inspirer pour leur propre envol ?

Découvrez-le dans cet article.

Modèles : de quoi parle-t-on ?

Dans la théorie du sociologue américain Robert K. Merton, le « rôle modèle » est une personnalité dont le comportement, l’exemple ou le succès est ou peut être imité par des tiers, notamment par des personnes plus jeunes.

Un modèle apporte aussi à son observateur confiance en soi dans la vie, une meilleure aptitude à se projeter dans la vie, à imaginer son propre futur rayonnant, qui plus est quand l’observateur est un enfant qui est en pleine construction personnelle, et qui plus est quand sa vie débute difficilement, et que tout porte à croire que cela va continuer.

Concrètement, ce peut être une personne réelle ou un personnage virtuel, qui inspire le bénéficiaire par ses actions, ses résultats, ses talents ou pouvoirs originaux. C’est aussi un personnage en lequel le bénéficiaire peut facilement s’identifier :

  • Par ses activités, ses attitudes, ses vêtements : un super-héros avec sa cape, un champion qui fait le même sport que lui, un parent ou un proche dont les comportements sont, selon ses propres critères, exemplaires.
  • Par ses modes de fonctionnement qui s’apparentent aux siens
  • Et par sa réussite exemplaire

Dans le cas des HPI, les personnages modèles auront donc, en plus des réalisations et succès exemplaires, une majorité des caractéristiques suivantes :

  • Une grande agilité mentale
  • Une grande curiosité, un grand éclectisme
  • Une soif d’apprendre, de transmettre, de l’humilité et la simplicité
  • Une grande créativité
  • Un côté innovateur et avant-gardiste
  • Un côté décalé, rebelle, n’entrant pas dans les cases

Le rôle clé des modèles dans la confiance en soi et l’estime de soi

Dans la théorie sur le sentiment d’auto-efficacité du psychologue canadien Albert Bandura, concept qui peut s’apparenter à la confiance en soi, il fait mention de 5 sources principales pour développer la confiance en soi, et les modèles constituent l’une des 3 principales sources parmi ces 5.

Concrètement, il explique que la confiance en soi peut se développer en observant et en s’inspirant de réussites de modèles autour de soi, qui ont un minimum de proximité avec soi :

  • Au niveau de l’âge
  • Au niveau du sexe
  • Au niveau du parcours
  • Ou tout autre facteur qui fait ressentir une forme de proximité (*)

(*) A ce sujet je donne souvent l’exemple du sportif de haut niveau, qui vient passer une journée au contact de jeunes licenciés de son sport, et qui par sa proximité avec ces jeunes peut déclencher leur envie et croyance qu’eux aussi peuvent atteindre le haut niveau un jour, malgré le grand écart qu’ils vivent actuellement.

L’activiste américaine pour les droits des enfants Marian Wright Edelman, avec sa phrase « You can’t be what you can’t see! » (« On ne peut pas être / devenir ce qu’on ne voit pas ! »)  a aussi mis en évidence le pouvoir de ces modèles, et l’importance qu’ils soient rendus visibles, notamment pour les aspirations professionnelles des enfants.

En quoi est-ce plus difficile pour les HPI / multi-potentiels ?

Dans le cas des HPI / multi-potentiels, plusieurs facteurs font que leurs modèles spécifiques sont invisibles :

  • Une partie importante de HPI n’a pas conscience de sa spécificité, et c’est encore plus vrai pour les anciennes générations (je parle même du déni de différence dans cet article)
  • Pour celles et ceux qui en ont conscience, une majorité d’entre eux n’ont pas envie de faire leur « coming-out », tant ce sujet fait l’objet de mythes et fausses croyances, et que cela pourrait nuire à leur « carrière » de s’afficher sur ce sujet
  • Quand ils sont HPI et qu’ils l’affichent, ils ne font quasiment jamais le lien direct entre cette spécificité et les raisons de leur succès.
  • Et enfin il existe un grand nombre de gloires passées, pour lesquels ce sujet n’existait même pas …

Comment identifier ses modèles ?

Pour ma part, je me suis très souvent posé la question d’identifier des personnages :

  • Que je pouvais considérer comme « multi-potentiel » (*),
  • Ayant brillamment réussi,
  • Et pour lesquels je pouvais clairement faire le lien entre leurs façons différentes de fonctionner et leurs succès

Et c’est un vrai travail de fourmi que d’identifier des personnages célèbres, en qui on peut s’identifier, qui « cochent » toutes ces cases. Même quand je faisais mes premières recherches sur ChatGPT ou d’autres outils d’IA, je me voyais proposer des listes très pauvres, tant le sujet est encore méconnu.

Et à forces de recherches et de patience, j’ai fini par en identifier plusieurs centaines, dont certaines femmes et certaines hommes que j’ai mis en valeur dans mes articles (Emmanuelle Duez, Claude Nobs, Auguste Escoffier, Solange Knowles, Antoni Gaudi, Jean-Jacques Goldman, Joël de Rosnay, Coco Chanel, Katherine Johnson, Madonna, Lucien Servanty).

J’ai même écrit un article sur le lieutenant Columbo, qui m’a beaucoup inspiré personnellement, démontrant ainsi que le modèle n’a pas besoin d’être réel pour exercer une vraie influence positive sur soi.

(*) Je parle ici plus de multi-potentiel, qui décrit des modes de fonctionnement spécifiques, comme ceux que j’évoque dans le premier paragraphe, et non pas de HPI, qui est lié à un QI supérieur à 130 ; comme je l’écris souvent, il y a une quasi-totale corrélation entre les deux facteurs, bien qu’aucune étude scientifique ne l’ai jamais démontrée : j’en appelle ici aux scientifiques pour se préoccuper de ce sujet passionnant.

Un jeu pédagogique original pour identifier ses modèles

C’est en faisant le constat de cette grande difficulté à identifier ses modèles pour des HPI, que j’ai décidé de concevoir un outil pédagogique dédié, un jeu de cartes original et exclusif (cf visuel en en-tête de cet article), que j’utilise avec mes clients dans mes formations, comme la Masterclass HPI.

Quels bénéfices pour mes clients à utiliser ce jeu ?

  • Booster leur confiance en eux
  • Restaurer durablement leur estime d’eux-mêmes
  • Renforcer leur connaissance de soi, ce qui est loin d’être un détail quand on connaît leur tendance générale à la sur-adaptation, et la perte identitaire
  • Et leur permettre de déployer pleinement leurs ailes à leur tour.

Leur bénéfice induit est que, après avoir utilisé ce jeu, ils deviennent à leur tour plus autonomes dans leur aptitude à identifier d’autres modèles inspirants.

Comment ne pas se sentir écrasé par ses modèles ?

C’est une chose d’identifier des modèles, c’en est une autre d’être inspiré sans se sentir « écrasé » par leur performances, le haut niveau qu’ils ont réussi à atteindre. En effet, les HPI ont déjà facilement tendance à être impressionnés par les autres, et à se décourager, et c’est encore plus le cas de la part de leurs modèles.

Comment surmonter cet écueil ? Je vous propose quelques suggestions :

  • Un modèle reste un modèle, il ne doit jamais se substituer à vous. Ce que vous ferez ne sera jamais exactement comme ce qu’a fait votre modèle. Et ceci justifie que vous gardiez toujours un minimum de recul par-rapport à votre modèle.
  • Dans le même esprit, votre modèle n’a pas eu le même parcours, les mêmes conditions que les vôtres : là aussi c’est une raison suffisante pour relativiser l’admiration que vous portez à ce modèle. Certes ce qu’elle ou il a fait est extraordinaire, mais peut-être a-t-telle ou il bénéficié d’un contexte plus favorable ?
  • Et surtout, comme tout être humain, votre modèle possède aussi ses failles, ses échecs, ses errements, qui sont rarement mis en évidence ; et quand c’est le cas, vous tendez à ne pas les voir tant vous êtes éblouis par ses réussites. C’est d’ailleurs l’objet de nombreux messages, tels que celui célèbre de Michael Jordan citant ses très nombreux échecs.
  • Et enfin : comme tout objectif ambitieux, dans l’hypothèse où vous visez exactement les résultats de votre modèle, sachez vous définir des étapes intermédiaires, et célébrer vos petites victoires intermédiaires.

Pour aller plus loin

Participez à mon prochain webinaire gratuit sur le thème « HPI, multi-potentiels : quel projet professionnel pour vous épanouir pleinement ? » du mardi 10 mars 2026 à 18h00.

Si vous cherchez à développer votre autonomie tout en renforçant vos connexions humaines, à échanger avec d’autres personnes qui fonctionnent comme vous, et vous approprier vos modes de fonctionnement spécifiques pour en faire des atouts dans votre vie professionnelle, participez à ma formation-action Masterclass HPI :

La prochaine session démarre le 24 mars 2026 à Paris.

Et si vous cherchez à intégrer un réseau d’entrepreneurs ou futurs entrepreneurs différents, qui se comprennent, pour partager, être challengé, et développer tous vos projets atypiques avec succès, inscrivez-vous au Club des Entrepreneurs Atypiques, et participez à des événements inspirants.

1ère journée lundi 13 avril à Paris. Pour vous inscrire, contactez-moi.

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Cyril Barbé

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