Bienveillant et performant, c’est possible !

Voilà des années que je réfléchis à cette question de la bienveillance, sujet sur lequel j’ai partagé avec pas mal de personnes. Il y a un an, je croise mon ami Jean-Ange Lallican, qui me propose de lancer un mouvement sur la bienveillance au travail, et dans la foulée, un premier colloque sur ce sujet : je lui réponds évidemment que je suis partant pour l’aider dans ce beau projet. Le colloque s’appelle OhHappyBreizh puisque sa première édition se tient à Rennes en Bretagne, le vendredi 22 novembre prochain.

La bienveillance : késaco ?

Le Larousse décrit la bienveillance comme une “disposition d’esprit inclinant à la compréhension, à l’indulgence envers autrui”. En y regardant de plus près, une erreur historique sur l”origine étymologique de ce mot nous a conduit à un détournement de son sens, qui aujourd’hui est assimilé à la gentillesse, alors qu’il s’agit plutôt d’exercer une bonne vigilance, d’être attentif. On peut néanmoins trouver des points communs entre ces deux interprétations : vouloir le bien de l’autre, veiller à son bien-être ou à son respect.

Pour ma part, derrière ce mot je parle souvent de suspendre son jugement : en effet comme je l’écris dans un autre article à ce sujet, nous évaluons de plus en plus les autres et nous-mêmes, en étant toujours plus exigeants. Suspendre son jugement ne signifie pas l’annuler. Il s’agit de considérer la possibilité que l’autre ait raison, qu’il puisse avoir le droit de s’exprimer différemment, qu’il ait aussi le droit à l’erreur. Dans le cas où il s’est réellement trompé, cela suppose aussi de respecter la personne dans notre attitude, notre regard, en évitant d’être dégradant ou méprisant.

Pourquoi autant d’articles sur la bienveillance aujourd’hui ?

Je n’ai pas d’explication vraiment sérieuse et scientifique, ce serait d’ailleurs intéressant de conduire des études à ce sujet. Ma sensation est que, dans un monde conduit par l’argent et la finance (quoi qu’en disent justement les premiers concernés), dans une société de l’accélération, et dans une période de difficultés économiques, environnementales, et sociétales, l’histoire montre que la majorité des Hommes adopte toujours un comportement plus individualiste et de repli sur soi.

C’est particulièrement vrai dans le monde professionnel où c’est la compétition qui règne ; c’est vrai par rebond dans le monde éducatif, qui se calque indirectement sur le précédent, car il faut de préférence faire partie des premiers pour accéder aux meilleurs écoles, et par conséquent aux meilleurs postes, aux meilleures carrières (même si cette logique a fait long feu). Or la compétition, c’est d’abord arriver devant les autres, et donc peu propice à la bienveillance, au moins à priori.

La bienveillance : un truc à la mode ?

Alors on pourrait conclure que notre société n’est faite que de cycles : parfois empreints de bienveillance, et parfois moins. Et que actuellement il faut certes remettre un peu de bienveillance dans nos habitudes mais que cela ne durera pas ? Je me fierai plutôt à une analogie avec le monde du vivant (dont nous faisons tous partie par ailleurs) : la coopération et la compétition cohabitent en permanence, dans un équilibre sans cesse renouvelé.

Donc oui, peut-être que cet équilibre n’est plus comme il devrait pour garantir le bien-être et la performance de tous. Mais surtout, cette bienveillance vient aussi servir l’intelligence collective, dont tout le monde parle actuellement, parce qu’elle nous est indispensable à relever les défis qui se présentent à nous, toujours plus complexes. Donc personnellement je ne le qualifierai certainement pas d’effet de mode.

La bienveillance, c’est baisser notre niveau d’exigence ?

Bienveillance et exigence sont parfaitement compatibles. Quelques idées pour le démontrer :

  • bienveillance, c’est surtout dans la forme : mon attitude, mon regard, mes mots, sont respectueux de la personne, mais sur le fond, cela ne m’empêche pas de dire ce que je pense, de la façon la plus neutre possible.
  • bienveillance, c’est aussi savoir quoi dire et à quel moment : on ne peut pas tout dire à l’autre, ou pas à certains moments difficiles pour cette personne. On peut aussi y aller par étapes, en respectant le rythme et la capacité de l’autre à progresser.
  • avoir un haut niveau d’exigence vis à vis de l’autre, en tout cas adapté à chacun, est un facteur de progrès. Baisser son niveau d’exigence est à l’inverse toujours synonyme de découragement, même si c’est un peu contre-intuitif. Donc être exigeant c’est aussi une forme de bienveillance.

Comment être plus bienveillant ?

C’est la question la plus difficile. Il y a déjà 3 ans que je me pose cette question, alors que je cherchais à construire une formation à la bienveillance. C’est un projet que j’ai mis en suspends, d’une part parce que chacun mettant derrière ce mot des ambitions et objectifs différents, le risque est de ne répondre à personne de façon idéale. D’autre part parce qu’il y aurait certainement des milliers de façons de procéder. Enfin parce que un comportement bienveillant pour certains ne sera pas perçu comme tel par d’autres, et vice versa.

Je n’ai pas abandonné pour autant. Mes quelques conseils à ce sujet :

  • Observer comment les autres se comportent vis à vis de vous-mêmes : quand vous les trouvez bienveillants, que font-ils, que disent-ils, quelle est leur attitude ? Mêmes questions quand vous percevez qu’ils ne sont pas bienveillants ? Notez ces éléments pour les intégrer dans vos propres comportements.
  • Adoptez un comportement “d’enfant” : les enfants très jeunes sont en général bienveillants. Ils n’ont pas de positions sociale à défendre, n’ont pas à se justifier, n’attendent pas de résultat de la part des autres, et donc sont moins dans le jugement, ou alors dans un jugement très respectueux.
  • Si vous ne comprenez pas ce que dit l’autre, la question qu’il vous pose, la réponse qu’il vous fait, pratiquez d’abord la reformulation, pour vous assurer d’avoir bien compris, et seulement ensuite vous pouvez apporter votre retour, votre jugement.
  • Pensez que la majorité des êtres humains sont bons, et donc qu’ils veulent à priori votre bien. Pas besoin donc de les contrôler, de les manipuler, ou de les sanctionner pour en obtenir le meilleur. Si vous adoptez pour tous des attitudes qui ne seraient destinées qu’aux 3% de “tricheurs” et “fraudeurs” (comme le dit très bien Jacques Lecomte dans son ouvrage “Les entreprises humanistes, comment elles vont révolutionner le monde”), alors vous n’obtiendrez pas du tout l’effet escompté.

Comme le dit très bien Antoine de Saint-Exupéry – ou plus exactement le Petit Prince – “on ne voit bien qu’avec le cœur, l’essentiel est invisible pour les yeux”.

Dernier conseil : ne vous fiez pas seulement à cet article ! Allez voir ailleurs, lisez des ouvrages, écoutez des émissions sur ce sujet. Et puis venez à notre premier colloque sur le sujet vendredi 22 novembre prochain à Rennes : OhHappyBreizh !

Repenser l’évaluation pour une meilleure performance ?

Notre société de consommateurs est aussi celle de l’évaluation partout et tout le temps, particulièrement avec la montée en puissance du numérique et des sites de ventes en ligne ou des sites collaboratifs, qui font de cette évaluation des prestataires et des clients une arme absolue. Que ce soit sur Amazon, LeBonCoin, Blablacar, ou LaFourchette, nous évaluons tout : l’auteur, le livre, le fournisseur du livre, le logisticien, le conducteur, le passager, les cuisiniers, les serveurs, et même parfois les autres clients du restaurant …

Comme tout devient plus facile et plus rapide avec internet, nous devenons des clients de plus en plus exigeants, ce qui a pour conséquence une dégradation globale des évaluations. Même en connaissant ce biais, à titre personnel j’ai tendance à ne retenir sur LaFourchette que les restaurants notés au dessus de 9 sur 10, contribuant ainsi à ce perfectionnisme ambiant.

Dans le monde éducatif où j’interviens très régulièrement, que ce soit en primaire, collège, lycée, enseignement supérieur, ou pour des formations professionnelles, je constate que cette question de l’évaluation est encore plus sensible. En effet c’est un des seuls moyens qu’ont les enseignants – formateurs pour évaluer la progression de leurs apprenants, et donc pour évaluer la qualité de leur propre travail pédagogique.

Pour quelles raisons ? Tout comme la majorité d’entre-nous, les enseignants sont soumis à ce biais négatif, qui tend à nous faire voir en premier lieu ce qui ne va pas. Dans leur cas, ce biais négatif leur permet d’être plus performant et plus rapide dans leur travail d’évaluation, et est devenu une “seconde nature” un peu omniprésente. Ce biais négatif fait que leur évaluation qualitative va plus se focaliser sur ce qui ne va pas (les points à améliorer pourrait-on dire de façon plus positive), que sur tout ce qui est bien fait. Or les études le montrent, on accepte plus facilement la critique négative dès lors que l’on a préalablement reçu des mêmes évaluateurs des critiques positives. Il y aurait même un ratio idéal entre critique positive et négative : de l’ordre de 3 pour 1 (ratio certes controversé). Le fait que certains enseignants ne soient pas dans ce ratio conduit leurs élèves à un découragement, lent mais certain. Or ce découragement est une des causes de la démotivation en milieu scolaire, et par conséquent de baisses des performances, voire de décrochages.

Certains me feront la remarque, que si l’on accord trop d’importance à ce qui est bien fait, notamment quand cette partie est minoritaire par rapport aux erreurs, alors c’est un encouragement à la médiocrité. A ceci je répondrai plusieurs choses :

  • d’abord ce n’est pas parce que l’on souligne ce qui est positif d’abord que l’on oublie les progrès à réaliser, ou que l’on évite d’en parler
  • ensuite, ce n’est pas en donnant à un élève une liste de 10 progrès à faire (ou 10 erreurs à corriger) qu’il va s’atteler à la totalité d’entre eux. Aucun enfant, ou même adulte, n’est capable de recevoir 10 objectifs de progrès à la fois et encore moins de les prendre en compte. Il faut savoir se fixer des objectifs SMART : ambitieux certes, mais atteignables.
  • enfin, ce n’est pas parce que l’on pense au positif que l’on baisse son niveau d’exigence. D’ailleurs un haut niveau d’exigence de l’enseignant est un facteur important de motivation de ses élèves, et d’engagement dans l’effort. Mais à l’enseignant d’aider chacun à se définir le bon niveau d’effort.

Comment faire évoluer l’évaluation pour la rendre plus performante ?

1. Éviter l’effet couperet de la note : même avec une attitude bienveillante, l’élève aura une tendance naturelle à considérer une mauvaise note comme un preuve de son incapacité à progresser. Plus encore, cela renforce l’idée chez lui l’idée que l’échec est à bannir, alors qu’il est en réalité constitutif du processus d’apprentissage, comme l’ont démontré les sciences cognitives. Une solution ? Communiquer sur les points réussis et les points à améliorer, sans donner de note, celles-ci étant à réserver pour une phase où les élèves ont tous globalement acquis les connaissances nécessaires. Communiquer sur les progrès accomplis (le chemin) plutôt que sur les résultats (le but).

2. Éviter l’effet classant stigmatisant : nous pensons tous à l’effet d’émulation du classement, mais cet effet est compensé par d’autres effets négatifs. D’abord le fait de rendre les notes publiques devant toute la classe stigmatise tous ceux qui ne sont pas dans le peloton de tête, et encore plus ceux qui ont les moins bonnes notes, surtout si les copies sont rendues dans l’ordre décroissant des notes. Pour préserver un minimum d’estime de soi, les élèves mal classés n’ont d’autre choix que de mettre en place des mécanismes de contournement : « je n’ai pas travaillé », « je n’aime pas cette matière », ou encore « je me fiche des notes », ce dont ils finissent d’ailleurs par se persuader. L’autre conséquence, c’est de créer une course à la performance dès le plus jeune âge, qui perdurera tout au long de sa scolarité, où l’on apprend que réussir passe non pas par le fait d’apprendre et de progresser, mais par le fait d’être meilleur que les autres, avec les conséquences que vous pouvez imaginer sur l’individualisme. Une solution ? lorsqu’il y a des notes, éviter de les communiquer de façon publique, et savoir valoriser toutes les réussites de ceux qui ont les plus faibles.

3. Éviter l’effet unidimensionnel des notes. Albert Jacquard disait « La seule justification de l’unidimensionnalité [des notes], c’est de hiérarchiser ». Or un élève qui a 9,8/20 de moyenne conclura une chose, qu’il est “en dessous de la moyenne”. Cette moyenne, élevée ou basse, lui servira à identifier tout au long de sa scolarité la place qui est lui est reconnue au sein de l’école, et à terme au sein de la société, et lui servira de support à son identité. Une solution ?  Limiter les notes unidimensionnelles aux seuls examens essentiels à l’orientation tels que le Brevet ou le Baccalauréat ; le reste du temps, pratiquer l’évaluation qualitative (commentaires argumentés sur ce qui est bien fait et ce qui reste à acquérir).

4. Éviter le langage simpliste et impropre des “bons élèves” et “mauvais élèves”. Carol Dweck un psychologue américaine a montré que la capacité à progresser dans un domaine chez un élève est lié surtout à ce qu’elle appelle son état d’esprit (mindset), plus qu’à son niveau initial. État d’esprit fixe, je considère que chacun dispose d’un niveau dès le départ, qui dépend de son ‘intelligence”, et que le travail n’a pas d’influence sur ce niveau initial. État d’esprit flexible, je considère que je peux encore progresser si je fournis suffisamment d’efforts, ce quel que soit mon niveau de départ et mon niveau actuel. Une solution ? Parler de cet état d’esprit aux élèves, savoir encourager les efforts, ne jamais considérer qu’un élève a atteint son maximum, toujours croire dans ses capacités à progresser, pratiquer un enseignement personnalisé (via des méthodes telles que la pédagogie inversée ou la pédagogie entre pairs), savoir valoriser les différentes formes d’intelligence et pas que les logico-mathématiques et linguistiques.

5. Pratiquer l’évaluation entre pairs, et l’auto-évaluation : contrairement à une idée reçue solidement ancrée, les élèves sont souvent conscients de leurs lacunes. Le problème vient surtout qu’ils ne mesurent pas toujours bien la quantité de chemin à parcourir, ni la façon d’y arriver. Mais l’auto-évaluation les oblige à avoir une meilleure idée des objectifs visés, et contribue donc au processus d’apprentissage. Dans le cas de l’évaluation entre pairs, très pratiquée sur les MOOCs, elle incite même les meilleurs à se poser la question des critères d’évaluation, et donc à approfondir encore leur niveau de connaissances. Bien entendu cela ne peut s’appliquer en permanence, mais en complément d’une évaluation de l’enseignant.

Quelles conséquences dans le monde professionnel ?

Les habitudes d’évaluation au travail se sont généralisées ces dernières décennies, considérant que ce serait l’outil idéal de mesure de performance, et donc de son amélioration. La réalité est qu’évaluer le travail des Hommes est de plus en plus difficile, subjectif, surtout dans un contexte où la complexité des tâches et des projets impose de plus en plus d’intelligence collective. D’ailleurs comment mesurer la contribution réelle d’une personne au sein d’un collectif ?

Nos pratiques d’évaluation ont des conséquences importantes sur la performance à long terme de tous les individus. Elles ont aussi des effets sur leur propre perception de leur capacités à progresser, comme l’a montré Robert Rosenthal dans les années 1960 avec ce qu’il a appelé l’effet Pygmalion/Golem.

Pratiquer une évaluation plus respectueuse de la motivation, et des capacités de chacun à apprendre et à progresser quel que soit son niveau initial, est donc un facteur de progrès considérable pour tous, et favorise la  solidarité et donc le résultat collectif. C’est vrai pour tous les élèves à l’école, c’est vrai aussi pour les adultes dans le monde professionnel.

 

Une des recettes du bonheur : des relations positives

En 2015, Robert Waldinger a rendu publique le résultat d’une étude longitudinale de 75 ans, concluant ainsi le travail continu de 4 directeurs de recherche successifs depuis 1938. Cette étude portant le nom d’un des deux chercheurs initiaux (Grant) est la première du genre à disposer ainsi de résultats sur une telle durée.

Cette étude cherchait à identifier en quelque sorte les recettes du bonheur, tel que perçu par les intéressés. Elle portait sur un double échantillon : d’un côté 268 hommes de la promotion 1939-1944 de l’université de Harvard, d’une moyenne d’âge de 19 ans, et de l’autre 456 hommes des quartiers défavorisés de Boston, ce de façon à isoler les facteurs psychologiques et biologiques ayant un impact sur le travail, la famille, la santé et le bien-être, qui constituaient les éléments du questionnaires.

Que dit cette étude ? En premier lieu que les relations humaines sont un des facteurs de bonheur perçu, mais aussi de bonne santé. A l’inverse l’isolement tue et réduit les capacités cognitives.

En second lieu que c’est la qualité de ces relations et non pas la quantité qui prime. On s’en serait douté : tout comme pour les réseaux sociaux, ce n’est pas le nombre d’amis ou de contacts qui vous rend plus heureux. Plus encore, cette qualité de relation n’est en aucun cas synonyme d’absence de conflit : les disputes, que ce soit entre amis ou dans un couple, sont normales et saines, dès lors qu’elles sont gérées avec du recul.

Quels recettes pour construire et maintenir des relations positives ?

Construire et maintenir des relations positives, c’est bien beau, mais comment faire ? Cette liste n’est ni magique, ni exhaustive, mais elle est là aussi issue d’études scientifiques sérieuses, qui ont montré que les ingrédients qui suivent sont essentiels dans cet objectif :

  • adopter un état d’esprit positif, pour soi-même et pour les autres
  • pratiquer la gratitude : savoir remercier les autres pour ce qu’ils sont et ce qu’ils font pour vous
  • la bienveillance : savoir porter un regard sans jugement à priori vers les autres, vouloir leur bien en priorité
  • savoir aimer, et accepter l’amour des autres, que ce soit envers les amis ou envers votre partenaire
  • Développer son empathie envers les autres, à savoir la capacité à percevoir leurs émotions et sentiments, à les comprendre.
  • Pratiquer le pardon, c’est-à-dire la volonté d’abandonner son droit au jugement négatif et au ressentiment envers vos offenseurs, ce qui ne veut pas dire que l’on ferme les yeux et que l’on oublie.

J’aurais pu aussi parler de Communication Non Violente, qui est une des techniques de communication les plus enseignées aujourd’hui dans le monde pour développer son assertivité.

Quelqu’un qui m’est très cher dit aussi qu’il faut savoir “aimer vraiment les gens”, ce que je traduis personnellement en une croyance dans la bonté naturelle des hommes, même si tous ne le sont pas et pas tout le temps. Je suis certain que vous connaissez tous, autour de vous, des personnes qui ont cette croyance, et qui rayonnent autour d’eux la générosité et le bonheur. Et ils ne sont pas naïfs non plus, ils savent très bien se défendre quand il le faut.

Curieusement, ces personnes sont plus heureuses que la moyenne, plus capables que la moyenne de se relever après des échecs ou des obstacles,  obtiennent plus facilement ce qu’ils souhaitent que la moyenne des autres personnes.

Apprendre à développer ses relations positives au travers de la formation FEPS. La prochaine session à Rennes débute le mercredi 25 septembre.

 

 

Du nouveau pour la rentrée !

Cette année, la rentrée scolaire est marquée par deux nouveautés sur les âges de début et de fin d’instruction obligatoire : l’âge de début passe de 6 à 3 ans, et la formation sera obligatoire pour tout jeune jusqu’à ses 18 ans (au lieu de 16 ans jusqu’à présent), ce afin de prévenir le décrochage scolaire.

Mais sur le fond, quel sera l’impact réel de ces décisions sur la réussite de nos enfants à l’école, sur leur non décrochage ? En quoi vont-elles permettre à chaque enfant de s’épanouir pleinement sur la durée et de trouver sa juste place ? Comment vont-elles permettre à l’école d’être adaptée aux spécificités de chacun et non l’inverse ?

Pour que l’école atteigne son objectif de permettre à chaque enfant de pleinement s’épanouir et trouver sa place dans un monde en mutation permanente et accélérée, il faut en priorité leur permettre d’acquérir des compétences comportementales. Dans le monde professionnel en effet, on a surtout besoin de “têtes bien faites”, le savoir est tellement volatile que se gaver de connaissances n’est plus suffisant, et de moins en moins pertinent.

Car oui, chacun d’entre nous avons la capacité d’apprendre, spontanée et naturelle ; on peut le constater au travers de l’apprentissage de la marche ou de la parole. Nous sommes tous différents et avons tous des façons différentes d’apprendre, et notre rôle d’éducateur est donc de révéler les potentiels de chacun, ce que les chercheurs comme Alex Linley ou Christopher Peterson appellent les Forces, pas de les conformer dans un moule trop contraignant.

Certes permettre le plein épanouissement de chacun ne se fait pas sans effort, il est même constitutif de l’apprentissage. D’ailleurs contrairement à une idée reçue, ce n’est pas en abaissant le niveau d’exigence que l’on aide un élève en difficulté, au contraire.

En revanche, laisser de l’autonomie aux élèves, faire confiance et doper la confiance en soi, encourager de façon sincère et authentique, éviter les comparaisons qui blessent, sont autant de clés pour les éducateurs pour permettre cet épanouissement.

En tant que parent, nous sommes aussi démunis ou désemparés avec nos enfants face à un système scolaire parfois trop standardisé, qui perdent leur attention et leur motivation au profit du numérique ou des jeux vidéos, entre autres. Nous sommes aussi désemparés face au nombre croissant d’articles, d’ouvrages, sur les conseils pour être un excellent parent. A tel point que l’on finirait par nous faire passer pour des “cancres de l’éducation”, un comble !

Personnellement j’ai accordé beaucoup d’attention à cette question de l’éducation avec mes enfants, ayant une forte sensibilité sur ce sujet. Mais force est de constater que cela n’a pas toujours fonctionné. Pourquoi ? Notre monde bouge et de plus en plus vite, et nous ne pouvons pas nous adapter suffisamment vite, et pas tous seuls.

Alors comment font les parents qui réussissent, ceux dont les enfants réussissent ? Lorsque l’on pose la question aux parents de ce qu’est la réussite de leurs enfants, ils parlent en premier de bonheur, d’épanouissement personnel, et donc permettre l’expression de leurs talents naturels, leurs potentiels, leurs forces. Pourtant, de façon plus ou moins consciente, nous leur mettons une pression de plus en plus forte pour poursuivre leurs études, et ce dans les meilleurs écoles possibles. Ceci aboutit à un grand nombre d’étudiants qui se cherchent à l’issue de leurs études, qui ne correspondaient pas vraiment à leur personnalité, leurs attentes.

Réunir ces 2 objectifs apparemment contradictoires est possible : aimer nos enfants de façon inconditionnelle (ne pas conditionner notre amour de parent à la réussite scolaire), toujours croire sincèrement en leur valeur, même si celle-ci ne semble pas s’exprimer à l’école, ou pas tout de suite (combien de cancres célèbres ont donné de brillantes carrières), être bienveillant et exigeant à la fois avec eux, savoir exprimer nos émotions et accueillir les leurs, être positif, encourager les erreurs comme autant d’occasions d’apprendre, entre autres.

Personnellement j’ai eu la chance d’être formé début 2017 par deux formidables spécialistes de ces questions : Laure Reynaud et Ilona Boniwell. Par leur expertise, mais aussi leur bienveillance, leur esprit résolument positif, j’ai retrouvé l’espoir de faire évoluer vraiment l’éducation de nos enfants. Nous avons abordé, entre autres, la confiance en soi, la motivation, l’optimisme, la résilience, la gestion des émotions, les relations positives, la bienveillance, la gratitude.

La bonne nouvelle ? Toutes ces compétences peuvent d’apprendre, à tout âge, et s’appuient sur des études scientifiques validées. On peut donc les enseigner aux élèves, quel que soit leur âge, pour leur permettre d’être plus performant dans leurs apprentissages académiques, mais aussi d’avoir des relations plus constructives avec leur entourage (on sait avec l’étude scientifique “Grant” de Harvard que c’est une des clés pour avoir une vie comblée).

Depuis 2017 donc, je retransmets ce savoir à des enseignants, des éducateurs, des parents qui souhaitent mieux accompagner leurs enfants, mais aussi des adultes qui ont besoin de se retrouver pour mieux aborder leur futur professionnel ou personnel. Lors d’une formation action de 4 jours, nous pratiquons et échangeons beaucoup, pour une réelle mise en action.

Début de la prochaine session à Rennes : mercredi 25 septembre 2019

En savoir plus sur la formation

Témoignages de participants

Les 7 caractéristiques d’un véritable encouragement

Albert Bandura, psychologue canadien de 93 ans, est le père d’une théorie sur la confiance en soi qu’il a baptisée théorie de l’auto-efficacité (self-Efficacy en anglais). Sa théorie dit en substance qu’il existe 5 principales sources pour construire et développer la confiance en soi.

D’abord qu’entend-on par “confiance en soi” ? Il s’agit d’une croyance en ses propres capacités à atteindre un objectif ou à faire face à une situation particulière . La confiance en soi est donc spécifique à un domaine : on peut manquer de confiance en soi dans un domaine sportif tout en ayant une forte confiance en soi dans son travail, par exemple.

L’une de ces 5 sources est ce que Bandura appelle les “persuasions verbales”. Concrètement, il s’agit pour celui qui manque de confiance, de paroles qui lui sont adressées par d’autres personnes, qui croient en lui et qui soulignent le fait qu’il possède les capacités requises. Ce que l’on peut nommer plus simplement des encouragement.

Mais pour être de véritables encouragements qui auront un réel impact sur celui qui manque de confiance en lui, ceux-ci doivent respecter certaines caractéristiques. Je vous en propose 7 :

1. Venir de personnes significatives et crédibles

Les encouragements doivent émaner de personnes de notre entourage que l’on considère comme significatives, c’est-à-dire compétentes pour juger de notre progrès, et crédibles c’est-à-dire auxquelles nous accordons notre crédit.

2. Réel

L’encouragement doit valoriser un progrès réel. Le fait d’encourager quelqu’un alors qu’il n’y a manifestement aucun progrès peut être perçu comme de la flatterie, et décrédibiliser celui qui en est l’auteur. Plus encore, la flatterie peut détruire la confiance en soi.

3. Spécifique

L’encouragement doit concerner un point précis, de la même manière que la confiance en soi est spécifique à un domaine d’action précis. Encourager d’une façon générale n’a pas d’impact.

4. Positif, et exclusivement positif !

L’encouragement doit être positif … Et ne pas comporter la moindre phrase complémentaire du style “mais tu aurais pu faire mieux !”, ou “tu peux encore mieux faire !”. ce type de phrase, si elle est utile pour souligner les progrès restant à faire dans une situation de management classique, est destructive quand il s’agit de renforcer la confiance en soi.

5. Sincère

L’encouragement doit être sincère et authentique : si vous ne pensez pas ce que vous dites, ou que vous ne le pensez que partiellement, celui qui reçoit l’encouragement le ressentira et prendre cela comme une flatterie, avec là encore des effets délétères.

6. Instantané

L’encouragement doit venir dans le moment où vous constatez le progrès. Le simple fait d’attendre quelques minutes, ou plus encore, peut être perçu par celui qui manque de confiance comme une preuve de sa non authenticité. A l’inverse, l’instantanéité du message prouve qu’il n’est pas filtré par la partie rationnelle du cerveau, et qu’il vient du cœur et est donc sincère.

7. Non exclusif

En contexte collectif, comme par exemple au sein d’une équipe, les encouragements doivent concerner tout le monde. En effet, les encouragements doivent récompenser les efforts et les progrès, quand bien-même ceux-ci sont modestes ou très insuffisants. Ils ne doivent pas récompenser uniquement ceux qui atteignent l’objectif, et dans le délai imparti.

La confiance en soi en milieu scolaire, et en milieu professionnel

cette question des encouragements est identique en milieu professionnel et en milieu scolaire, et ces 7 critères s’appliquent aussi bien dans ces deux domaines.

Il est à noter que la confiance en soi se construit pas à pas, en particulier en contexte scolaire, et qu’un élève qui a manqué de confiance en lui tout au long de sa scolarité a de forts risques de manquer de confiance en lui dans sa carrière professionnelle. Même si certains trouvent la parade en choisissant un métier qui n’a rien à voir avec leur scolarité … Il n’est que de voir la réussite de nombreux autodidactes, notamment en tant qu’entrepreneurs.

Mais une chose est sûre, les études montrent que le stress est de plus en plus important à l’école, présent de plus en plus tôt (même en CP !), et que ce stress est la cause d’une chute de la confiance en soi chez un grand nombre d’élèves.

Voilà pourquoi de plus en plus d’écoles, et d’entreprises, s’intéressent à cette question.

Découvrez comment vous former au développement de la confiance en soi, pour vous-même et votre entourage, que ce soit en contexte personnel ou professionnel, avec la formation FEPS.

Cyril Barbé

7 différences entre personnes positives et négatives

Avez-vous remarqué à quel point notre humeur, et notre façon de percevoir le monde et les événements que nous vivons peut être influencée par les personnes que l’on rencontre ?

Avez-vous remarqué que si ces personnes sont négatives, comme elles nous aurons à notre tour tendance à ressentir des émotions négatives, à voir les choses plus en noir, et à critiquer les choses et les personnes, induisant ainsi une “contamination” négative ?

Et qu’à l’inverse si ces personnes sont résolument positives, nous aurons tendance à ressentir des émotions positives, à avoir plus d’espoir en l’avenir, et comme elles nous allons chercher à trouver le positif dans tous les événements et les personnes que nous rencontrons, induisant ainsi une forme de “contamination” positive ?

Mais quelles sont les différences entre personnes positives et négatives ?

  • Leur perception : dans une même situation difficile, les personnes positives portent une attention volontaire sur ce qu’elles pourraient retirer de positif de cette situation ; à l’inverse les personnes négatives ont tendance à se plaindre et se comporter en victime. Il est à noter que la plupart du temps, les aspects positifs d’une situation difficile ne vous apparaissent pas dans l’immédiat, et il fait donc une forme de patience et d’espoir pour toujours y trouver des aspects positifs.
  • Leur rapport à l’échec : en situation d’échec, les personnes positives le voient comme une opportunité d’apprendre de nouvelles choses et de progresser, alors que les personnes négatives le fuient comme la peste et ont du mal à l’admettre.
  • Leur rapport aux responsabilités : dans ces mêmes situations d’échec, les personnes positives vont facilement accepter leur part de responsabilité, alors que les personnes négatives vont chercher à se dédouaner de leurs responsabilité, comme si elles craignaient les représailles d’un tiers.
  • Leur rapport aux autres : les personnes positives voient une forme d’excellence dans toute autre personne, et voient toujours dans l’échange avec l’autre un potentiel d’apprendre et de découvrir de nouvelles choses ; les personnes négatives voient plutôt les défauts et sont très sélectifs dans leurs échanges, pensant qu’une bonne partie des autres ne peut rien leur apporter.
  • Leur rapport au temps : les personnes positives savent lâcher prise quand ils n’ont pas la main sur ce qui leur arrive, et se concentrer sur le présent et sur eux-mêmes ; les personnes négatives vont avoir tendance à ruminer sur le passé comme s’ils pouvaient le refaire, et sans cesse craindre l’avenir comme s’ils pouvaient tout anticiper.
  • Leur rapport à ce qu’ils ont : les personnes positives ont beaucoup de gratitude et savent apprécier ce qu’ils ont ; les personnes négatives estiment que tout leur est dû, n’en ont jamais assez et sont constamment insatisfaits.
  • Leur rapport au positif : les personnes positives n’attendent pas qu’on leur apporte du positif, il le créent quand il n’y en a pas ; les personnes négatives créent et répandent autour d’eux le ressentiment, la rancœur et les regrets.

Quels avantages à être positif ?

La recherche scientifique en psychologie positive a montré qu’être plus positif avait un impact sur de nombreux aspects  :

  • Sur le développement de l’espoir et donc de la confiance en soi.
  • Sur le renforcement de la motivation et de la persévérance dans l’effort, ce qui a un impact à long terme sur la réussite, que ce soit scolaire, professionnelle ou affective.
  • Sur la construction de la résilience, cette capacité à contrôler ses réactions en situation difficile, à surmonter les difficultés et à en tirer du positif pour l’avenir.
  • Cela renforce les défenses immunitaires, et donc la santé et la longévité (eh oui !)
  • Plus généralement on a constaté que les personnes plus positives se perçoivent comme plus heureuses que la moyenne, là où les personnes négatives se perçoivent plus malheureuses que la moyenne.

A ce sujet, ceux qui ont voyagé dans des pays où règne la pauvreté auront certainement été frappés de constater à quel point les habitants nous semblent heureux, parfois plus que dans nos pays développés et riches, où pourtant nous bénéficions en moyenne d’un confort matériel, d’une santé, et d’un environnement beaucoup plus favorables.

Nait-on positif ou le devient-on ?

Il semblerait que ce soit un peu des deux. Les parents négatifs vont avoir tendance à avoir des enfants négatifs, à la fois du fait de leur transmission génétique, et du fait de l’environnement dans lequel ils vont élever leur enfant.

Mais bonne nouvelle, apprendre à devenir ou redevenir positif est aussi possible ! Les neuroscientifiques ont récemment confirmé que la plasticité cérébrale permettait des transformations considérables, et que rien n’est jamais définitivement figé, que ce soit en matière d’apprentissage ou de comportements.

5 “secrets” pour devenir ou redevenir plus positif.

  • Côtoyez des personnes elles aussi positives, échangez avec elles, observez-les et imitez-les dans leurs stratégies et leurs comportements. Cela suppose déjà de les identifier, ce qui nécessite un peu d’entraînement.
  • Avec les personnes de votre entourage plus négatives, entraînez-vous à repérer ce qui peut être perçu comme positif chez elles, et à leur transmettre vos retours positifs, sans exagération ni minimisation, sur le fond et sur la forme, et sans jamais parler des aspects négatifs. Observez ce que ce changement d’attitude produit chez elles et en vous.
  • Avec ces mêmes personnes, si vous les côtoyez fréquemment et que leur comportement est trop souvent négatif, posez-leur simplement des questions sur ce que leur apporte le fait de tout voir en noir : un questionnement ouvert et une posture basse de coach permet bien souvent de faire prendre conscience aux autres de leur propre attitude.
  • Pratiquez la gratitude, comme par exemple les 3 kifs par jour de Florence Servan-Schreiber.
  • Pratiquez la pleine conscience, une activité issue de la recherche scientifique médicale (MBCT et MBSR) qui vous permet de vous recentrer sur l’ici et le maintenant.

Aller plus loin ?

Et pourquoi pas envisager une formation à ce sujet ? Cette formation existe, elle a été conçue par des chercheurs en psychologie positive et est déployée depuis plus de 5 ans dans de nombreux pays à travers le monde, et touché plusieurs milliers de personnes, que ce soit des adultes ou des élèves en milieu scolaire. Les résultats sont là et durables : une confiance en soi renforcée, une motivation plus affirmée, plus de sérénité et de contrôle face à l’adversité, un meilleur sommeil et une meilleure santé, un sentiment de bonheur retrouvé.

Je l’anime personnellement depuis 2 ans avec toujours le même plaisir, avec des petits groupes de 8 à 12 personnes, dans un esprit de bienveillance, d’empathie et de confidentialité. Les participants sont tous très satisfaits.

Cette formation regroupe aussi bien des professionnels qui souhaitent progresser dans leurs pratiques et leurs attitudes, et faire progresser leur entourage, que des particuliers qui sont en questionnement dans leur vie personnelle et familiale.

Cette formation vous permet à la fois de mettre en pratique les 5 “secrets” ci-dessus, mais aussi d’intégrer un groupe de personnes motivées pour progresser dans ces domaines, avec lesquelles vous pourrez durablement poursuivre vos échanges et vous soutenir mutuellement pour que vous puissiez consolider les changements engagés durant la formation.

En savoir plus en tant que professionnel

En savoir plus en tant que particulier

Quel est votre rapport au temps ?

C’est une perception que l’on a tous, nous vivons une société de l’accélération du temps. Pourtant, jamais nous n’avons aussi peu travaillé, et consacré autant de temps à nos loisirs, à nos proches, à ou encore aux écrans.

Certains souffrent d’un véritable syndrome du manque de temps permanent, et d’autres, pourtant bien plus occupés, semblent mieux s’adapter à ce contexte. Comment ne plus avoir ce sentiment de temps subi et reprendre la maîtrise de son temps ?

De récentes découvertes scientifiques.

Ce sujet du rapport au temps, bien que faisant l’objet d’une littérature abondante, en particulier sur le thème de la gestion du temps, n’a en réalité été vraiment traité que récemment par la recherche scientifique.

D’ailleurs ce qui ressort d’une étude sur les programmes en gestion du temps, est qu’il n’y a pas d’effet réelle sur la performance au travail. Il y a un effet modéré sur l’engagement au travail, mais surtout un effet sur la perception du stress face au temps.

D’ailleurs les dernières générations de programme de gestion du temps se sont plus penchées sur cette question du rapport au temps. Le fait est que, quels que soient les outils mis en œuvre dans ce domaine, la perception des salariés est que l’on manque tous de plus en plus de temps, le numérique constituant à ce sujet paradoxalement un facteur aggravant.

Hartmut Rosa dans son excellent (mais certes un peu difficile d’accès) ouvrage intitulé “accélération”, explique très bien que la monétisation du temps (“le temps c’est de l’argent”) explique en grande partie pourquoi nous sommes dans une pénurie permanente et croissante, un peu à l’image de l’eau potable qui elle aussi est devenue une valeur marchande.

En dehors de l’explosion de l’information disponible et des smartphones, un autre facteur expliquant cette pénurie croissante de temps réside dans la multiplication exponentielle des propositions qui nous sont faites, que ce soit dans la sphère personnelle ou professionnelle. Il n’y a qu’à voir par exemple comment les activités extra-scolaires remplissent inexorablement l’agenda de nos bambins.

Alors que faire ?

  • D’abord se recentrer sur soi : dans cette explosion de tous côtés, nous en perdons notre latin, ou plus exactement ce pour quoi nous sommes sur Terre. D’ailleurs de plus en plus de stages répondent à cette question (comme ceux qui vous font découvrir votre ikigaï). Il s’agit de bien identifier vos valeurs et vos besoins profonds, afin de savoir ce qui compte vraiment pour vous.

 

  • Ensuite, nous ne sommes pas tous égaux face au temps : certains plus penchés vers l’avenir, d’autres vers le passé, d’autres bien ancrés dans le présent, et tous les passés, présents et avenir ne sont pas les mêmes. Un test très bien fait (Time Perspective Inventory) permet de se situer. Le plus important ensuite est de disposer des bonnes stratégies en fonction de sa situation propre.

 

  • Enfin, je crois à la vertu des échanges : nous disposons tous d’une partie des réponses à ce problème de société, toutes différentes et complémentaires. Si l’on met en commun nos intelligences, chacun repartira avec bien plus de solutions qu’avec un outil trop formaté, et intègrera une communauté de personnes partageant les mêmes préoccupations avec qui échanger durablement.

Quoi de mieux qu’un séminaire d’1 journée pour approfondir ces clés et créer votre communauté ? En savoir plus.

Leadership positif : kesaco ?

Qu’est-ce qu’être un leader en 2019 ? Est-ce celui qui sait ? Celui qui manage ? Celui qui sait s’exprimer ? Le plus diplômé ? Personnellement je pense plus à celui qui permet le plein épanouissement des autres au service d’un collectif, dans un esprit positif et d’ouverture, à l’image d’un Nelson Mandela.

Fidélisation, motivation durable, confiance mutuelle et confiance en soi, progrès, telles devraient être les promesses des leaders du futur. Il devra aussi être plus positif pour surmonter les innombrables obstacles qui ne manqueront pas de barrer sa route …

Mais comment fait-on pour [re]devenir un leader positif ?

La psychologie positive, un récent domaine de recherche scientifique, nous apprend qu’être positif s’apprend, ou se réapprend, et qu’une attitude plus positive apporte de nombreux bienfaits. Par exemple le fait d’attirer plus de monde autour de soi et ainsi d’être mieux entendu : nous sommes en effet tous plus naturellement enclins à aller vers des personnes positives que des personnes négatives.

Autre exemple, donner aux autres de véritables encouragements exclusivement positifs, spontanés et sincères, non compensés par des expressions du genre “mais tu aurais pu faire mieux …”, contribue à booster la confiance en soi.

Côté motivation, savoir créer une véritable connexion avec les autres, là encore sincère et authentique avec notre entourage est un facteur qui la favorise. Ou encore savoir laisser un juste niveau d’autonomie : nous traitons parfois nos collaborateurs comme des enfants, alors qu’ils sont eux-mêmes parents et responsables de grands enfants, ou qu’ils occupent pour certains des responsabilités dans des associations.

Côté émotions, le monde professionnel n’est pas réputé pour être celui où l’on les exprime facilement. D’ailleurs ce n’est pas toujours mieux en famille ou avec les amis. Pourtant nous avons tous des émotions, et les réprimer durablement entraîne pour certains des dépressions, pour d’autres des comportements addictifs, ou déviants. Au contraire les exprimer (sans tomber dans le “pathos”) permet plus de confiance mutuelle, plus de crédibilité, et une communication plus efficace.

Toutes ces clés, et bien d’autres encore, je les développe dans un parcours de formation complet en leadership positif qui dure 4 jours (2 + 2).

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Rêver, faire rêver, prendre de la hauteur

Nous vivons plus que jamais dans un monde de fous, et il nous faut à tous une sacrée capacité à prendre du recul pour ne pas tomber à notre tour dans cette folie.
Géopolitique, environnement, économie, accélération du temps, burn-out, bore-out, tous les compteurs s’affolent. Même le domaine affectif et amoureux n’est pas épargné.

Prendre du recul, c’est facile à dire. Rêver, on n’a plus le temps, même les nuits semblent trop courtes ! Comment faire ?

Nous avons tous besoin de moments de respiration, d’inspiration, par des visionnaires, enthousiastes, positifs, qui savent exprimer les choses simplement et donner envie …

Certains orateurs sont des champions pour vous faire prendre de la hauteur :

J’aurais pu en citer des centaines d’autres … Tous ces champions ont quelques points communs assez simples :

  • Ils ont quelque chose de profond et d’important à dire
  • Ils ont une façon de le dire à la fois directe et en rondeur, ils expriment à la fois un très fort caractère et une forme d’humilité
  • Ils savent utiliser leurs propres émotions et celles du public pour les faire vibrer
  • ils sont une forme de vision, pas celle qui prédit l’avenir, mais plutôt celle qui lui trace un chemin

Lorsque j’organisais des colloques professionnels en logistique entre 2000 et 2004, ou des conférences plénières pour le CJD (Centre des Jeunes Dirigeants) entre 2005 et 2008, , j’étais frappé de constater à quel point il est difficile de rassembler toutes ces qualités en une seule personne. Mais dans le même temps, j’étais émerveillé de pouvoir assister, de temps en temps, à une pépite, comme ce peut être le cas désormais avec les conférences TED.

Pour ma part, j’éprouve un sentiment très intense à m’exprimer en public : fierté bien sûr, mais aussi enthousiasme à transmettre mes connaissances et mes visions, joie de partager un moment de connexion profonde avec les participants, de voir qu’ils peuvent ressentir les mêmes émotions que moi au même moment, de constater à quel point ces émotions peuvent les engager dans un mouvement, une évolution personnelle.

Voilà certainement pourquoi je suis si passionné lors de mes conférences, et pourquoi mes clients m’en redemandent.

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La résilience : compétence du XXIème siècle

La vie n’est pas un long fleuve tranquille, et l’est de moins en moins.
Nous vivons un monde de plus en plus volatile, incertain, et complexe : même quand on est salarié d’un grand groupe, on n’échappe pas à de fréquentes surprises, et pas toujours agréables.

La résilience se définit comme la capacité à surmonter les difficultés, mais pas que.
Il s’agit aussi de cette capacité à contrôler ses réactions en situation difficile.
Il s’agit enfin de savoir tirer du positif et grandir de ces expériences difficiles.

Voilà pourquoi les employeurs s’intéressent de plus en plus à ce sujet.

Bonne nouvelle, la recherche scientifique nous apprend que la résilience est une compétence qui s’apprend, comme les mathématiques ou l’anglais. Elle s’apprend d’autant mieux que l’on côtoie des personnes résilientes, et que ces personnes nous montrent l’exemple. Elle s’apprend d’autant mieux que l’on instaure un climat de bienveillance avec ses pairs, sans jugement à priori, d’où l’importance d’apprendre au sein d’un groupe qui partage le même objectif, et d’où l’importance du comportement de l’animateur et des règles fixées.

Comment apprendre la résilience ? Notre capacité à rebondir face aux événements n’est pas due aux événements eux-mêmes, mais essentiellement à notre façon de percevoir ces événements. La résilience se développe donc en découvrant nos propres prismes de la perception, identifiables au travers de messages que l’on se dit à soi-même : “je n’y arriverai jamais !”, “c’est toujours de ma faute …”, “bah, ce n’est pas si important …”. Elle se développe aussi en apprenant de nouveaux langages, des façons de s’exprimer qui soient plus justes, plus objectives, plus respectueuses, de soi et des autres.

Une formation à la résilience

Depuis 2017, je forme des groupes (jamais plus de 12) à la résilience, que ce soit en inter-entreprise ou en intra-entreprise, que ce soit pour des objectifs personnels ou professionnels. Chaque fois, les témoignages de mes participants sont unanimes : “quelle transformation !”, “cela a changé ma vie”, “cette formation est comme une thérapie”.

Prochaines sessions

  • Mercredi 16 octobre 2019 (matin) à Rennes
  • Jeudi 27 février 2020 (matin) à Rennes

Des sessions d’une journée sont en préparation

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