La motivation : mythes et réalités

Ambition

La motivation, un thème qui nous intéresse tous, mais dont les facteurs qui la favorisent restent un mystère ?

Les entrepreneurs et les dirigeants tout d’abord. On ne compte plus les stages de motivation, les incentives, les conférenciers et consultants en motivation de tous poils. Force est de constater que ces conseils ont encore de la marge de progrès quand on voit les résultats : une enquête portant sur 12500 salariés, répartis dans 17 pays, publiée le 29 février 2016 par Ipsos pour le compte de Steelcase, montre que la France est dernière sur le plan de la motivation de ses salariés. Cette étude parle de 54% de salariés démotivés en France, et seulement 5% des collaborateurs considérés comme « engagés ».

Dans le monde éducatif, là encore, on ne compte plus les articles de presse ou les études sur la démotivation des élèves, ou les facteurs de motivation à l’école. Malheureusement, le ministère de l’Éducation Nationale n’a pas les moyens de se payer des consultants pour accompagner les enseignants dans ce domaine. Dommage car il y va de l’avenir de notre jeunesse, et donc de notre pays. En tant que parents aussi, nous nous posons tous la question de la démotivation de nos enfants, que ce soit à l’école ou plus généralement dans leur vie.

Quelle est la martingale gagnante de la motivation ?

Contrairement à ce que l’on croit parfois, la carotte et le bâton ne sont pas efficaces à long terme, des études menées par Harlow puis par Deci & Ryan l’ont bien montré. Pourtant nos managers jouent essentiellement de ces outils : augmentations de salaire d’un côté, stigmatisation des « points à améliorer » (on ne dit plus points faibles !) voire placardisation de l’autre …

Deci & Ryan sont également les auteurs de la théorie de l’auto-détermination, l’une des cent-une théories dans ce domaine, mais qui fait référence parmi les praticiens du monde entier. Cette théorie explique notamment que seule la motivation auto-déterminée, intrinsèque, permet une mise en action durable, intense, et efficace.

Ils ont aussi montré qu’il existe 4 facteurs clé de motivation intrinsèque. En éducation positive, nous parlons des 4 C de la motivation.

Le C de Choix ou l’autonomie. Qui n’a pas été plus motivé lorsqu’il avait le choix de l’engagement ? Il n’y a qu’à voir à quel point certains salariés sont engagés dans des causes associatives, sportives ou humanitaires.

Le C de Compétence. Il s’agit là de sentir compétent, autrement-dit d’avoir un sentiment de contrôle sur l’action que l’on mène, et de savoir que le résultat obtenu est lié à cette action.

Le C de Connexion. Il s’agit là de la connexion à son manager ou entre collaborateurs dans le contexte professionnel, et la connexion à son enseignant ou entre apprenants dans le contexte éducatif. Bien sûr cette connexion repose sur des attitudes et postures humaines d’écoute, de respect, de bienveillance, entre autres.

Enfin le C de Compréhension ou de sens : il s’agit de donner le sens de l’action demandée, et de s’assurer que le sens donné à cette action est compris, accepté, et en cohérence avec les valeurs de la personne.

Oui, ces « 4 C » ne vous sont pas inconnus, et vous semblent très naturels et logiques. Mais comment les mettre en œuvre durablement au quotidien au service de vos enfants, de vos apprenants, de vos collaborateurs ? En vous appuyant sur un expert qui vous forme et vous accompagne de façon personnalisée, en fonction de vos besoins propres.

Cyril Barbé

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De quelles différences parle-t-on ?

  • Pensée foisonnante, grande créativité, fonctionnement non linéaire, voire dispersion
  • Haute vitesse de réflexion, déconnection de leurs interlocuteurs, et oubli même de leur propre cheminement de pensée
  • Haute exigence, parfois insatisfaction récurrente, et perte d’estime d’eux-mêmes
  • Grande sensibilité, montagnes russes émotionnelles, et réactions parfois disproportionnées
  • Grand besoin d’apprendre et de découvrir, avec souvent l’ennui à la clé s’ils manquent de projets ou de sollicitation intellectuelle
  • Cerveau difficile à canaliser, parfois envahissant, forte anticipation, voire à la rumination.
  • Ce cerveau envahissant les conduit à certaines peurs récurrentes, comme la peur de l’échec, ou de déplaire.
  • Un besoin d’innover et d’optimiser en permanence, ce qui peut épuiser son environnement professionnel
  • Des valeurs vécues très fortement, comme le besoin de justice, d’authenticité, pas toujours faciles à trouver dans notre société.