Une des recettes du bonheur : des relations positives

En 2015, Robert Waldinger a rendu publique le résultat d’une étude longitudinale de 75 ans, concluant ainsi le travail continu de 4 directeurs de recherche successifs depuis 1938. Cette étude portant le nom d’un des deux chercheurs initiaux (Grant) est la première du genre à disposer ainsi de résultats sur une telle durée.

Cette étude cherchait à identifier en quelque sorte les recettes du bonheur, tel que perçu par les intéressés. Elle portait sur un double échantillon : d’un côté 268 hommes de la promotion 1939-1944 de l’université de Harvard, d’une moyenne d’âge de 19 ans, et de l’autre 456 hommes des quartiers défavorisés de Boston, ce de façon à isoler les facteurs psychologiques et biologiques ayant un impact sur le travail, la famille, la santé et le bien-être, qui constituaient les éléments du questionnaires.

Que dit cette étude ? En premier lieu que les relations humaines sont un des facteurs de bonheur perçu, mais aussi de bonne santé. A l’inverse l’isolement tue et réduit les capacités cognitives.

En second lieu que c’est la qualité de ces relations et non pas la quantité qui prime. On s’en serait douté : tout comme pour les réseaux sociaux, ce n’est pas le nombre d’amis ou de contacts qui vous rend plus heureux. Plus encore, cette qualité de relation n’est en aucun cas synonyme d’absence de conflit : les disputes, que ce soit entre amis ou dans un couple, sont normales et saines, dès lors qu’elles sont gérées avec du recul.

Quels recettes pour construire et maintenir des relations positives ?

Construire et maintenir des relations positives, c’est bien beau, mais comment faire ? Cette liste n’est ni magique, ni exhaustive, mais elle est là aussi issue d’études scientifiques sérieuses, qui ont montré que les ingrédients qui suivent sont essentiels dans cet objectif :

  • adopter un état d’esprit positif, pour soi-même et pour les autres
  • pratiquer la gratitude : savoir remercier les autres pour ce qu’ils sont et ce qu’ils font pour vous
  • la bienveillance : savoir porter un regard sans jugement à priori vers les autres, vouloir leur bien en priorité
  • savoir aimer, et accepter l’amour des autres, que ce soit envers les amis ou envers votre partenaire
  • Développer son empathie envers les autres, à savoir la capacité à percevoir leurs émotions et sentiments, à les comprendre.
  • Pratiquer le pardon, c’est-à-dire la volonté d’abandonner son droit au jugement négatif et au ressentiment envers vos offenseurs, ce qui ne veut pas dire que l’on ferme les yeux et que l’on oublie.

J’aurais pu aussi parler de Communication Non Violente, qui est une des techniques de communication les plus enseignées aujourd’hui dans le monde pour développer son assertivité.

Quelqu’un qui m’est très cher dit aussi qu’il faut savoir “aimer vraiment les gens”, ce que je traduis personnellement en une croyance dans la bonté naturelle des hommes, même si tous ne le sont pas et pas tout le temps. Je suis certain que vous connaissez tous, autour de vous, des personnes qui ont cette croyance, et qui rayonnent autour d’eux la générosité et le bonheur. Et ils ne sont pas naïfs non plus, ils savent très bien se défendre quand il le faut.

Curieusement, ces personnes sont plus heureuses que la moyenne, plus capables que la moyenne de se relever après des échecs ou des obstacles,  obtiennent plus facilement ce qu’ils souhaitent que la moyenne des autres personnes.

Apprendre à développer ses relations positives au travers de la formation FEPS. La prochaine session à Rennes débute le mercredi 25 septembre.