Les 7 caractéristiques d’un véritable encouragement

Albert Bandura, psychologue canadien de 93 ans, est le père d’une théorie sur la confiance en soi qu’il a baptisée théorie de l’auto-efficacité (self-Efficacy en anglais). Sa théorie dit en substance qu’il existe 5 principales sources pour construire et développer la confiance en soi.

D’abord qu’entend-on par “confiance en soi” ? Il s’agit d’une croyance en ses propres capacités à atteindre un objectif ou à faire face à une situation particulière . La confiance en soi est donc spécifique à un domaine : on peut manquer de confiance en soi dans un domaine sportif tout en ayant une forte confiance en soi dans son travail, par exemple.

L’une de ces 5 sources est ce que Bandura appelle les “persuasions verbales”. Concrètement, il s’agit pour celui qui manque de confiance, de paroles qui lui sont adressées par d’autres personnes, qui croient en lui et qui soulignent le fait qu’il possède les capacités requises. Ce que l’on peut nommer plus simplement des encouragement.

Mais pour être de véritables encouragements qui auront un réel impact sur celui qui manque de confiance en lui, ceux-ci doivent respecter certaines caractéristiques. Je vous en propose 7 :

1. Venir de personnes significatives et crédibles

Les encouragements doivent émaner de personnes de notre entourage que l’on considère comme significatives, c’est-à-dire compétentes pour juger de notre progrès, et crédibles c’est-à-dire auxquelles nous accordons notre crédit.

2. Réel

L’encouragement doit valoriser un progrès réel. Le fait d’encourager quelqu’un alors qu’il n’y a manifestement aucun progrès peut être perçu comme de la flatterie, et décrédibiliser celui qui en est l’auteur. Plus encore, la flatterie peut détruire la confiance en soi.

3. Spécifique

L’encouragement doit concerner un point précis, de la même manière que la confiance en soi est spécifique à un domaine d’action précis. Encourager d’une façon générale n’a pas d’impact.

4. Positif, et exclusivement positif !

L’encouragement doit être positif … Et ne pas comporter la moindre phrase complémentaire du style “mais tu aurais pu faire mieux !”, ou “tu peux encore mieux faire !”. ce type de phrase, si elle est utile pour souligner les progrès restant à faire dans une situation de management classique, est destructive quand il s’agit de renforcer la confiance en soi.

5. Sincère

L’encouragement doit être sincère et authentique : si vous ne pensez pas ce que vous dites, ou que vous ne le pensez que partiellement, celui qui reçoit l’encouragement le ressentira et prendre cela comme une flatterie, avec là encore des effets délétères.

6. Instantané

L’encouragement doit venir dans le moment où vous constatez le progrès. Le simple fait d’attendre quelques minutes, ou plus encore, peut être perçu par celui qui manque de confiance comme une preuve de sa non authenticité. A l’inverse, l’instantanéité du message prouve qu’il n’est pas filtré par la partie rationnelle du cerveau, et qu’il vient du cœur et est donc sincère.

7. Non exclusif

En contexte collectif, comme par exemple au sein d’une équipe, les encouragements doivent concerner tout le monde. En effet, les encouragements doivent récompenser les efforts et les progrès, quand bien-même ceux-ci sont modestes ou très insuffisants. Ils ne doivent pas récompenser uniquement ceux qui atteignent l’objectif, et dans le délai imparti.

La confiance en soi en milieu scolaire, et en milieu professionnel

cette question des encouragements est identique en milieu professionnel et en milieu scolaire, et ces 7 critères s’appliquent aussi bien dans ces deux domaines.

Il est à noter que la confiance en soi se construit pas à pas, en particulier en contexte scolaire, et qu’un élève qui a manqué de confiance en lui tout au long de sa scolarité a de forts risques de manquer de confiance en lui dans sa carrière professionnelle. Même si certains trouvent la parade en choisissant un métier qui n’a rien à voir avec leur scolarité … Il n’est que de voir la réussite de nombreux autodidactes, notamment en tant qu’entrepreneurs.

Mais une chose est sûre, les études montrent que le stress est de plus en plus important à l’école, présent de plus en plus tôt (même en CP !), et que ce stress est la cause d’une chute de la confiance en soi chez un grand nombre d’élèves.

Voilà pourquoi de plus en plus d’écoles, et d’entreprises, s’intéressent à cette question.

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Cyril Barbé